Périple Mékong, laos, cambodge

Sur l’île de Don Det, au cœur des 4 000 îles au bord du Mékong, à la frontière entre le Laos et le Cambodge

Un mois d’exploration entre Laos et Cambodge

Et si je revenais sur ces dernières semaines ! Un mois d’exploration, entre le Laos et le Cambodge, dédié davantage aux visites. Une vraie touriste ou presque !

Un mois s’est écoulé, ce qui est assez rapide pour explorer ces deux pays. J’ai été prise par plusieurs sentiments, à la fois le désir d’avancer, tout en ressentant le besoin de ralentir, de me poser quelque part comme j’ai apprécié le faire en Thaïlande. Pour être honnête, malgré la beauté de ces deux pays, mes étapes de voyage sont assez mitigées. Je crois que cela est dû à une météo un peu trop chaude et sèche à mon goût et aussi à une certaine lassitude des lieux trop touristiques. J’ai d’ailleurs partagé un petit texte à ce sujet qui traduit mon ressenti, à découvrir sur Instagram ou Facebook. J’ai tout de même vécu de belles expériences, je vous en parle plus en détails.

 

Le Laos et sa douceur de vivre

Ce que je retiens du Laos, sa douceur de vivre, son rythme plus lent (que la Thaïlande, clairement).

Le Laos aura été entre autres le pays des transports en tout genre, en commençant par l’arrivée en slow boat sur le Mékong. Cette expérience a été une entrée toute en douceur dans le pays, découvrant les rives du fleuve et la vie le long du Mékong. Une jolie manière de se mettre au rythme de la vie locale. J’ai senti une vraie détente et un apaisement. J’y ai fait aussi de belles rencontres, comme Laure et Miki, que j’ai revu plus tard à Louang Prabang et même jusqu’à Phnom Penh au Cambodge. Un trajet de deux jours pour rejoindre Louang Prabang, une charmante ville, mais je ne vous cache pas qu’à ce moment je crois que la chaleur a commencé à modifier quelque peu mon appréciation.

Slow Boat sur le Mékong

Louang Prabang

Nouvelle étape, et nouveau mode de transport, un camion-bus très local (seule touriste à bord) qui me déposera dans un petit village plus au nord de Louang Prabang.

Attendre plus de 2h30 avant le départ que le camion se remplisse. Une fois bien collés serrés on est parti pour quelques heures sur les routes parsemées de gros nids de poule ! Mais quelle chouette expérience ! Me voilà déposée au « milieu de nulle part », loin des foules. Je me retrouve avec un couple de français, nous sommes les seuls étrangers du coin, avec un français qui nous accueille avec sa femme laotienne.

Au programme : marche dans la campagne et pirogue pour rejoindre d’autres villages, où nous avons pu rencontrer deux grand-mères qui travaillent le coton, qui nous y ont initiés. Elles ont aussi guidé une petite cérémonie pour nous, le Baci, un rituel traditionnel pour célébrer une naissance, un mariage, un voyage ou encore lors d’un décès, durant lequel un ancien (généralement) noue autour des poignets des bracelets en coton tout en souhaitant succès, santé, chance. C’est comme une bénédiction. Un beau cadeau que j’ai reçu avec beaucoup de gratitude. Je trouve qu’il y a quelque chose de précieux dans le maintien de ces traditions locales, dans la manière de célébrer les événements importants d’une vie avec cette dimension sacrée.

 

Puis direction le sud, où pour la première fois de mon voyage je ne me suis pas sentie bien dans une ville. Il s’agit de Vang Vieng. Une ville sans charme qui semble uniquement faîte pour le tourisme, et qui d’ailleurs a un triste passé lié aux abus d’alcool des touristes. Les températures élevées et une certaine fatigue accumulée, j’ai eu envie de quitter cet endroit très rapidement.

Je suis cependant restée 3 nuits, comme je l’avais prévu. Ce qui a rendu la 2ème journée plus agréable a été d’aller au contact de l’eau, de la fraîcheur en visitant et en nageant dans une grotte et un lagon. C’est là où je me rends compte de mon profond besoin d’être dans un environnement vert, et du pouvoir de l’eau, c’est comme un besoin viscéral de mon corps. A partir de ce moment je me suis sentie beaucoup mieux, mais je ne serai pas restée plus longtemps.

 

Me voilà un jour plus tard dans un bus de nuit, où j’ai eu la surprise de partager mon lit avec une laotienne. Encore une sacrée expérience. Les couchettes sont loin d’être très larges, pas de place perdue, je vous laisse donc imaginer : la nuit a été courte !

Arrivée au sud du Laos, à la frontière cambodgienne, dans la région des 4000 îles. Ce lieu est l’endroit idéal pour déconnecter, se reposer, se relaxer. On fait tout à pied ou à vélo. Les îles sont entourées par le Mékong, qui continue sa route vers le sud, vers le Cambodge. Une petite pause bien appréciable après mes dernières visites, et surtout avant d’explorer Angkor !

Cambodge, objectif Angkor !

Le voyage continue, avec le passage de la frontière Laos - Cambodge à pied. C’est assez sympa de passer les frontières terrestres. Il y a un aspect symbolique qu’on ne ressent pas quand on passe une douane à l’aéroport.

Dès les premiers kilomètres, alors que j’ai perçu le Laos très sec, la végétation semble plus verte au Cambodge, ce qui me donne la sensation de respirer un peu plus. Et quel accueil ! Je reçois de nombreux sourires qui m’apparaissent très spontanés, et les cambodgiens que je rencontre me sont d’une grande sympathie avec parfois des gestes, des contacts auxquels je ne m’attends pas, comme une main tendue.

Ma première étape au Cambodge est Siem Reap avec les temples d’Angkor, c’était mon principal intérêt en venant ici. Et quelles merveilles ! 3 jours de visite très intenses. Il fait très chaud à cette époque de l’année, il y a de nombreux temples et j’ai eu quelques émotions fortes, comme l’attaque d’un singe… Tout cela cumulé, j’ai terminé mon séjour malade pour la première fois du voyage. Le corps a flanché, a parlé. Besoin de repos, besoin de ralentir, besoin de fraîcheur.

Une belle émotion en entrant dans le premier temple. Quelle beauté de pénétrer au cœur de cette histoire, face à cette architecture majestueuse. Ce qui me marquera : le soleil couchant et levant face à Angkor Wat, le temple Bayon (dont je porte le même nom), la source sacrée tout au nord du site d’Angkor ou encore ces deux temples où la végétation reprend ses droits. Magique !

 

Après quoi je me suis accordée une petite étape à la capitale pour récupérer avant d’embarquer pour une petite île, encore très préservée, même les cambodgiens ne la connaissent pas vraiment. Il s’agit de Koh Ta Kiev. Ce lieu est hors du temps, avec très peu de connexion, les pieds dans le sable, avec parfois quelques coupures d’eau et d’électricité, bungalow ouvert sur la nature, au bruit des vagues, des animaux, des orages et de la pluie la nuit... Un vrai petit paradis, où j’ai pu pratiquer du yoga le matin, bouquiner (l’occasion de me plonger dans la philosophie du Tantra, ce que j’avais à cœur de faire depuis quelques temps), juste « chiller », faire de nouvelles rencontres. L’endroit est très convivial, tenu par des volontaires, … J’ai adoré cette petite pause, face à la mer. Cela pourrait tout à fait être un endroit où je reste plusieurs semaines et éventuellement offrir des massages.

Mon voyage au Cambodge se termine à Phnom Penh, où j’ai visité le musée du génocide avant d’attraper mon avion pour la suite… Quelle émotion à peine entrée dans l’enceinte. Comment imaginer une telle barbarie ! C’est l’histoire des khmers rouges, un morceau d’histoire déchirant, si important, pour ne pas oublier que cela a existé et il n’y a pas si longtemps. On en ressort différent.

 

La suite…

HELLO VIETNAM !

Si vous me suivez sur les réseaux, vous devez savoir que je suis au Vietnam. Je suis arrivée à Hanoï, la capitale, avec un très bon feeling dès le premier jour dans cette ville qui mélange architecture, cafés, histoire, culture et une certaine effervescence, dont une circulation très dense et bruyante ! D’ailleurs mes trajets en taxi-scooter sont je crois les plus intenses jusque là !

Je commence demain une nouvelle formation massage, dont je vous partagerai l’expérience très bientôt !

 

C’est aussi la fin du voyage qui approche… Avec un petit pincement au cœur mais aussi le sentiment que j’arrive à un point où j’ai le besoin de m’installer quelque part. Le retour en France sera l’occasion d’intégrer ces 7 derniers mois et d’ouvrir un nouveau chapitre.

A suivre…

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Mon expérience de la méditation bouddhiste